Les entreprises face aux arrêts longue durée

19 octobre 2019 -

D’après une étude réalisée par Ayming et publiée le 3 septembre 2019, une large progression des arrêts longue durée a été observée en 2018. En effet, on constate une hausse de + 10 % par rapport à 2017. Des chiffres mettant en évidence un certain visage de l’absentéisme auquel les entreprises françaises ont parfois du […]

D’après une étude réalisée par Ayming et publiée le 3 septembre 2019, une large progression des arrêts longue durée a été observée en 2018. En effet, on constate une hausse de + 10 % par rapport à 2017. Des chiffres mettant en évidence un certain visage de l’absentéisme auquel les entreprises françaises ont parfois du mal à faire face.

Une absence est dite de « longue durée » lorsque celle-ci excède les 90 jours. En 2018, ce type d’arrêt a considérablement augmenté (+ 10 % par rapport à 2017).

Plusieurs causes sont évoquées pour expliquer cette évolution : vieillissement de la population active et des arrêts plus nombreux chez les moins de 40 ans. La plupart des arguments évoqués sont la maladie professionnelle, les conditions de travail difficiles et un certain épuisement professionnel.

De nouveaux facteurs de risques sont apparus, conséquences des changements profonds du monde du travail : exigences accrues, flexibilité, nouvelles technologies… Tout cela a entraîné une évolution des mentalités et des nouvelles attentes des salariés envers leurs conditions de travail et leur équilibre personnel.

D’après le président d’Ayming, il serait nécessaire que les entreprises réinventent leur approche de la gestion de l’absentéisme, en misant d’avantage dur le comportement et non plus seulement sur les conditions de travail.

Or, les entreprises semblent démunies face à un tel phénomène, il y aurait une forme d’acceptation.

La préparation du retour

Les entreprises ont du mal à trouver des leviers d’actions efficaces, notamment pour le retour du salarié absent. Pour 44% des salariés interrogés, rien n’est mis en place dans leur entreprise pour le retour du salarié concerné. Seulement 18 % des salariés absents de longue durée ont été reçus par leur employeur en entretien à leur retour.

Bien évidemment, négliger un retour de ce type se répercute sur la motivation du collaborateur. Après une absence si longue, seulement un tiers des salariés se sentent mobilisés pour leur entreprise à leur retour. De même, peu d’entre eux seraient prêts à recommander leur entreprise.

Les entreprises doivent agir. En effet, plus un salarié s’éloigne et plus il sera difficile à le réintégrer dans le collectif. Garder le contact est donc essentiel.

L’importance de garder le contact

Les salariés estiment qu’il est important d’avoir un entretien avec son manager lors du retour ainsi que de maintenir le contact durant l’arrêt. 80% des salariés perçoivent positivement le fait que l’employeur prenne des nouvelles durant leur absence. Ceci représente une démonstration de considération de la part de l’entreprise et un message fort tant pour le salarié concerné que pour ses collègues.

Ces absences prolongées doivent amener le dirigeant à se poser des questions au sujet des actions de prévention à mener au sujet de la pénibilité, des accidents du travail et des maladies professionnelles.

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