Artisans : stationner en vile, coûteux mais pas impossible

26 mai 2019 -

La mobilité en ville des artisans en clientèle peut vite devenir onéreuse. En effet, les prix des parcmètres ainsi que les forfaits de « post stationnement » sont en hausse. Des solutions existent cependant pour alléger la facture : cartes professionnelles, rationalisation des tournées, abonnements… Et pourquoi ne pas faire payer le surplus au client. Dans le centre […]

La mobilité en ville des artisans en clientèle peut vite devenir onéreuse. En effet, les prix des parcmètres ainsi que les forfaits de « post stationnement » sont en hausse. Des solutions existent cependant pour alléger la facture : cartes professionnelles, rationalisation des tournées, abonnements… Et pourquoi ne pas faire payer le surplus au client.

Dans le centre de Paris, la facture de stationnement s’est envolée ces dernières années. Un artisan peut débourser jusqu’à 45 € par journée. Si cette somme est un maximum, et que les montants sont moins élevés en province, les frais de stationnement représentent tout de même un budget qui augmente de plus en plus.

De plus, les forfaits de post-stationnement qui s’appliquent en cas de retard ou de non-paiement ont également augmenté dans la plupart des villes. Ainsi, pour continuer de travailler en ville, là où les clients sont très demandeurs d’artisans, il est nécessaire de s’organiser.

Les solutions mobiles permettant le paiement à distance

Des applications mobiles telles que Paybyphone, Woosh ou Opngo par exemple permettent de payer un parcmètre à distance grâce à l’enregistrement préalable de sa carte bleue et des coordonnées de son véhicule. Tout est ainsi dématérialisé : édition des factures mensuelles via l’application pour gérer vos frais, le contrôle par les agents chargés de la vérification du paiement… Deux autres avantages non négligeables : des alertes signalant quand il faut remettre de l’argent et l’ajustement du paiement en cas de départ anticipé.

Les cartes de réduction

Si vous souhaitez faire de réelles économies sur les frais de stationnement, vous pouvez vous adresser à la mairie de la ville et/ou la chambre des métiers dont vous dépendez. Vous pourrez ainsi examiner les meilleures solutions de cartes et d’abonnements existantes. Si les tarifs varient d’une ville à l’autre, les modalités sont à souvent plus ou moins identiques :

  • Des tarifs réduits pour les professionnels libéraux, les artisans et les commerçants dits sédentaires et ayant leur établissement en centre-ville.
  • Des tarifs réduits pour les professionnels devant se rendre souvent en ville.
  • Des tarifs réduits voire la gratuité pour les professionnels équipés de véhicules non polluants (utilitaires électriques, au gaz, certains hybrides).
  • Des tarifs réduits voire la gratuité totale pour des professionnels qui recourent aux services d’opérateurs d’autopartage.

L’optimisation des tournées

Le meilleur moyen de limiter les frais de stationnement et les risque d’amende reste de ne pas prendre la route. Il est ainsi conseiller de réfléchir à l’usage systématique qui est fait du véhicule. Est-il vraiment nécessaire de prendre son véhicule alors qu’il est peut-être possible d’amener une fois tous les outils sur le lieu du chantier et de les y laisser jusqu’à la fin de celui-ci ? De plus, la rationalisation des chantiers menés en parallèle et le transport des charges lourdes peuvent faire économiser plusieurs litres d’essence.

Faire payer le client

Certains artisans ont décidé d’appliquer des forfaits de mobilité qui intègrent l’essence, l’entretien du véhicule, l’augmentation du prix du stationnement et des amendes. Faire porter le poids d’une complexification d’accès en ville à ses clients peut cependant paraitre compliqué. Les clients l’acceptent en général car certains artisans refusent désormais de se rendre en centre-ville et la plupart du temps un artisan qui vient de loin est souvent choisi pour la modicité de ses prix.

Une astuce payante en centre-ville piétonnier

De plus en plus de centres-villes sont désormais piétonnisés. Des restrictions de circulation et de stationnement draconiens impactent de ce fait les artisans. Parmi les solutions originales, une pratique se diffuse de plus en plus sur les chantiers du BTP : l’utilisation du rez-de-chaussée d’un immeuble en construction ou en rénovation pour garer les véhicules si les travaux ne concernent que les étages supérieurs. Pour pouvoir le faire, il faut simplement obtenir de la mairie une autorisation pour entrer et sortir le véhicule une fois par jour dans la zone en question.

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